Extrait de ma future autobiographie.

 

 

J’ai six ans et je sens encore le parfum des vignes suspendues dans la cour,  ainsi que les brûlants rayons du soleil de l’aube au coucher du soir,  le henné que la soeur de Mehdi et ses amies se  dessinaient sur les mains ou sur les pieds, pour les décorer. 

Leurs parents organisaient de temps à autre des méchouis, où nous étions  chaque fois conviés.

La grillade consistait à saigner un mouton ou un agneau, soigneusement choisi pour l’occasion, à l’embrocher sur une branche d’arbre, et à le faire cuire une après-midi entière à côté d’un tas de braise, tout en le badigeonnant de beurre ou d’huile. Pendant ce temps, ma mère s’occupait d’aller faire le reste des courses au souk du village.

Les têtes de veaux, la viande hachée, les tripes accrochées aux esses des bouchers devant leurs étals ne nous faisait pas fuir, le tout pourtant, sur des planches encrassées, exposées au soleil et infestées de mouches.

Il n’était pas rare de voir des lapins ou des coqs égorgés, courir à travers le marché, leurs nerfs fonctionnant encore avec derrière eux, les bouchers les pourchassant.  

 

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